Si j’étais oiseau, tu serais espace
Si j’étais nuage, tu serais l’eau dont je serais plein
Si j’étais arbre, tu serais mon sol nourricier
Si j’étais plume, tu te ferais vent pour
m’emporter au loin
Si j’étais chemin, tu serais ma destination
Si j’étais criquet, tu serais mon festin
Si j’étais lumière, tu serais mes rayons
Si j’étais ange, tu serais mon chant éternel
Si j’étais galère, tu serais mon port …
Quand tu vas, je viens et quand je vais, tu me prends la main.
Qui es-tu, mon amie que j’apprends encore à connaître ?
Sur le chemin, ensemble
Nous écoutons les oiseaux chanter et déchiffrons la langue des nuages.
Nous laissons parfois le vent nous emporter comme brins de paille et nous marchons un moment avec les inconnus que nous rencontrons.
Nous sautons comme des enfants et nous régalons des fruits de la terre.
Nous cueillons des traits de lumière pour qu’ils nous illuminent et brillent dans l’encre de nos nuits les plus noires.
Nous chantons le cantique éternel que nous a appris l’ange.
Trente ans de compagnonnage, de patience, de pardon et d’amour,
C’est un trésor qui n’appartient qu’à nous, si précieux mais si fragile.